TotalEnergies cote désormais à New York
C'est fait, depuis ce lundi 8 décembre, la cotation de TotalEnergies qui s'effectuait auparavant via des ADR, ou American Depositary Receipts, se fait désormais aux Etats-Unis sous la forme d'actions ordinaires (ajustées selon le taux de change euro-dollar). Pour les actionnaires français, et notamment les minoritaires, cette cotation des deux côtés de l'Atlantique ne change strictement rien.
Bien que cette décision puisse susciter des questions, TotalEnergies rejoint d’autres grandes entreprises comme Stellantis, Orange ou ST Microelectronics qui sont également cotées sur plusieurs places boursières. Le groupe français n’est pas non plus un inconnu à la Bourse de New York, puisqu'il y est présent depuis trente ans par le biais de certificats de dépôt ADR (American Depositary Receipts). Aujourd’hui, les investisseurs américains détiennent ainsi près de 40 % du capital de TotalEnergies contre 32,5 % en 2015.
En traversant l’Atlantique, le géant français de l’énergie espère accéder plus facilement aux liquidités américaines, où les investisseurs semblent moins réticents envers les énergies fossiles que leurs homologues européens. Dès son investiture, Donald Trump a d’ailleurs marqué sa volonté de relancer les hydrocarbures avec cette phrase désormais célèbre « drill, baby, drill » (Fore, chéri, fore).
La conversion des certificats de dépôt ADR en actions va permettre aux investisseurs américains d’acheter directement des titres TotalEnergies. Le titre sera plus attractif en réduisant les coûts d’intermédiation, facilitant « l’échange » d’actions (en raison d’un grand nombre d’acheteurs et de vendeurs) et par conséquent la liquidités.
Ces dernières années, TotalEnergies a adopté une « stratégie multi-énergies » ambitieuse sur le marché nord-américain, investissant plus de 11 milliards de dollars depuis 2022 pour accélérer son développement dans le pétrole, le gaz naturel et l’électricité.
Reste à voir si la valeur de l’action progressera comme espéré, le groupe estimant qu’elle était sous-évaluée de 30 % par rapport à ses concurrents américains. En attendant, Patrick Pouyanné l’a martelé, il n’est pas question pour lui de déménager le siège social Outre-Atlantique.


