Référendum NAO : ne tombons pas dans le piège !

le 18/02/2026



Salariés du Socle Social Commun, c’est le moment de dire NON!


La Direction de TotalEnergies dit vouloir donner la parole aux salariés du Socle Social Commun au travers d’un référendum concernant l’application d’un accord NAO… pourtant rejeté majoritairement par les organisations syndicales.

Ce n’est pas un hasard, ni un geste de “démocratie sociale” désintéressé. C’est un outil de contournement et de division, une stratégie parfaitement calculée par la Direction, et les salariés doivent en mesurer tous les dangers.



Les NAO sont censées être un moment clé : celui où l’on négocie collectivement la reconnaissance du travail, des efforts et des résultats de l’entreprise. Or, lorsque les syndicats majoritaires rejettent un accord, cela signifie que les propositions ne sont pas à la hauteur des attentes. En lançant un référendum, la Direction parie que les salariés, par crainte ou pragmatisme, accepteront un accord que leurs représentants ont rejeté. Ne vous méprenez pas, ce n’est pas un progrès social, c’est un passage en force et un chantage inacceptable : « Acceptez cela… ou vous n’aurez rien ». C’est une forme de pression psychologique.

 

Dans un contexte où l’inflation a lourdement impacté notre pouvoir d’achat, les salariés ont multiplié les efforts et les sites industriels ont tenu bon … TotalEnergies a annoncé des milliards de bénéfices et servis largement ses actionnaires (dividendes, rachats d’actions) …


Alors accepter cet accord, c’est valider l’idée que les salariés doivent se satisfaire des restes pendant que les profits partent ailleurs. Mais c’est surtout un précédent extrêmement dangereux. Si ce référendum passe, ce schéma deviendra la norme ! Et à chaque NAO, les revendications reculeront un peu plus. C’est un affaiblissement durable du rapport de force collectif en opposant les salariés qui votent “oui” par peur, à ceux qui votent “non” par conviction.

 

Pourquoi TotalEnergies veut absolument un “oui” ?

C’est une question d’image. TotalEnergies ne peut pas se permettre médiatiquement qu’un accord NAO soit rejeté par la majorité des syndicats et des salariés. Dans un groupe qui communique en permanence sur la responsabilité sociale, l’attractivité et la reconnaissance des équipes, un échec NAO serait un signal très négatif. La Direction cherche aujourd’hui à obtenir une validation directe non pas pour améliorer l’accord, mais pour pouvoir dire :« Les salariés ont choisi et approuvé. »


 

Dire NON aujourd’hui, c’est se respecter demain. Refuser un mauvais accord n’est pas “prendre un risque”, c’est refuser de cautionner l’injustice et envoyer un message clair :
« Nous ne sommes pas dupes, nous ne voulons pas des miettes, nous voulons une rémunération juste et à la hauteur de notre investissement ! »


Ce référendum s'il a lieu, sera une occasion historique pour l’ensemble des salariés du Socle Social Commun d’exprimer leur colère face à une politique salariale injuste qui dure depuis trop longtemps ! Quand l’entreprise engrange des milliards, ceux qui produisent la richesse doivent être reconnus à leur juste valeur.

 


Force Ouvrière appelle les salariés à rejeter cet accord, à ne pas se laisser intimider, à ne pas céder au chantage, à voter CONTRE la proposition.
Ce que nous défendons, c’est votre salaire, votre dignité, votre avenir.